top of page

Rosa Candida

  • 11 juil. 2018
  • 2 min de lecture

De Audur Ava Olafsdottir, aux éditions Zulma, 2007


Rosa Candida, c’est tout d’abord changer son rythme de lecture. Les personnages, les paysages et les situations sont des éloges à la lenteur. Pourtant, le lecteur est emporté dans un espace temps assez flou dont nous ne connaissons que le point de départ, et de façon générale l’Islande. L’écriture finement ciselée procure le plaisir d’une délicieuse pâtisserie.


Arnljotur a 22 ans et pour passion les plantes et en particulier les roses. Il décide de quitter l’Islande pour remettre en état la célèbre roseraie d’un monastère du continent. Dans ses bagages, les boutures de Rosa candida, une rose à 8 pétales et sans épines. Mais il laisse, une mère trop décédée, un frère jumeau attardé, un père qui n’a pas fait son deuil et un bébé de 2 mois.


C’est donc un agréable moment de lecture, passé finalement trop rapidement, un moment de douceur dans un monde de brutes sans enrobage de bons sentiments. Ce roman ne donne pas forcement envie d’aller en Islande mais du moins découvrir d’autres ouvrages d’olafsdottir.


Première phrase « Comme je vais quitter le pays et qu’il est difficile de dire quand je reviendrai, mon vieux père de soixante-dix-sept ans veut rendre notre dernier repas mémorable. »


Extrait « Et puis je l’ai effleurée une ou deux fois exprès. Je pense toujours autant au corps, mais j’essaie de me limiter aux heures où Anna n’est pas là, comme lorsque je suis en train de travailler au jardin. J’ai tellement peur que mes pensées se voient sur mon visage. Anna est sûrement une de ces personnes sensibles qui voient les pensées sous forme d’images entourées de dentelle nuageuse, avant même qu’on les ait cogitées soi-même jusqu’au bout. Maman était comme ça, elle pouvait dire ce que j’étais en train de penser »




Commentaires


Dernières publications
Tag Cloud
bottom of page