La contrée finale
- jmgruissan
- 6 sept. 2018
- 1 min de lecture
De James Crumley, aux éditions Folio, 2001
James Crumley reprend son héro récurent Milo Milodragovitch, dans une enquête au cœur du Texas. Crumley dont l’écriture incisive et le style percutant font mouche nous entraine dans un road trip délirant au cœur des paysages texans et entourés de personnages tous plus délirants les uns que les autres.
Milo Milodragovitch, ex privé, souhaite reprendre du service car il s’ennuie dans sa vie et dans son couple. En retrouvant une épouse en fuite, il croise le chemin d’un ex tolard, un black monumental du nom d’Enos Walker. Ce dernier, très énervé, descend le patron d’un restaurant. Les problèmes ne font que commencer.
Crumley sait manier l’art du dialogue percutant et ironique, il sait aussi pointer quelques vérités sur son pays ou les gens qui y résident. Dans ce livre, il y a malheureusement pour ma part, trop de personnages et il est parfois difficile de ne pas se perdre dans le dédale des situations.
Première phrase « C’était tard en novembre juste en bordure de ce qu’on appelle le Hill County, mais je n’avais pas mis longtemps à apprendre que par ici les choses ne sont jamais exactement tout à fait ce qu’elles paraissent. »
Extrait « La douceur de la revanche, je connaissais, mais d’habiter dans un endroit qui tuait les gens avec un tel aplomb insouciant me donnait un peu la chair de poule. Finalement la peine de mort n’avait rien à voir avec la revanche ou une façon de faire l’exemple. C’était juste un moyen pour les cons de se faire élire. »
