Les 9 princes d’Ambre
- Fantasy
- 22 févr. 2020
- 3 min de lecture
De Roger Zelazny, aux éditions Denoël, 1970
Il y a quelques dizaines d’années, j’avais commencé la série des princes d’Ambre et pour une raison oubliée j’avais arrêté au 3ème tome. C’est donc un retour vers le futur afin de comprendre cet arrêt brutal. La lecture du tome 1 m’a immédiatement remis dans l’ambiance très paranoïaque de ces princes et princesses qui ne souhaitent qu’une seule chose, s’assoir sur le trône quitte à engager les pires massacres et à éliminer leurs propres frères et sœurs. Pourtant, ayant pris beaucoup de plaisir dans cette lecture, le mystère de l’arrêt au tome 3 reste encore entier.
Un homme se réveille dans une chambre d’hôpital. Sa mémoire est totalement absente, pourtant, il lui semble que la situation n’est pas tout à fait normale. Il devient alors essentiel pour lui de quitter au plus vite cet endroit. Les médicaments, les explications du corps médical, et d’autres détails forcent le caractère d’extrême urgence de s’échapper pour finalement sauver sa vie et retrouver sa vraie vie.
Dans ce début de série très originale, on découvre peu à peu l’univers des Princes d’Ambre et celui-ci semble nous réserver beaucoup de surprises. Les mondes se partagent et se croisent au grès de la volonté des princes et le temps n’a plus de prise sur ceux qui apparaissent comme des sortes de dieux. La couverture au dessin acidulé et onirique est signée par Florence Magnin, et j’avoue être très fan de cette artiste. Reste désormais à redécouvrir le tome 2.

Florence Magnin née le 7 mars 1950 à Paris, est une illustratrice et auteure de bande dessinée française. Ses créations relèvent le plus souvent du merveilleux et de la fantasy, puisant leur inspiration dans les contes, les mythes et les légendes, principalement celtiques.
À partir de 1984, Florence Magnin illustre de nombreuses couvertures de livres de fantasy. Elle travaille d'abord pour la revue de jeux de rôle sur table Casus Belli et pour les éditeurs Opta et Denoël. Elle estime avoir mis environ quatre ans à partir de là pour atteindre un niveau d'illustratrice professionnelle. Elle illustre ainsi les couvertures du cycle des Princes d'Ambre de Roger Zelazny aux éditions Denoël qui lui valent de devenir célèbre dans les milieux de la science-fiction et de la fantasy. Elle travaille également pour les éditions Fleuve Noir et illustre en outre plusieurs ouvrages pour la jeunesse.
À partir de 1990, encouragée par les éditeurs Christian Godard et Julio Ribera des éditions du Vaisseau d'argent, l'auteure réalise aussi des bandes dessinées, tout d'abord en tant que dessinatrice avec le scénariste Rodolphe pour les séries de fantasy L'Autre Monde (qui paraît au Vaisseau d'argent jusqu'à sa faillite deux ans après) et Mary la noire. À partir de 2002, avec la série L'Héritage d'Émilie, elle crée entièrement les albums (scénario, dessin, couleurs, encrage et lettrage). Pour ce cycle, elle s'inspire des légendes celtes (les personnages d'Orsin et de Bran ou encore l'île d'Avalon). En 2009, elle écrit et illustre les Contes aux quatre vents.

Début du livre « Ça commençait à se dissiper, mais après ce qui me parut être une éternité.
J’essayai de remuer les orteils. J’y réussis. J’étais sur un lit d’hôpital, les jambes dans le plâtre C’étaient bien mes jambes.
Je fermai les yeux avec force et je les rouvris. Trois fois.
La chambre reprit son aplomb.
Où diable étais-je ? »
Extrait « Je relevai ma vitre pour qu’il ne me reconnaisse pas à l’odeur. Mais Julian m’avait aperçu et je crus comprendre ce que ça signifiait. Autour de lui, les chiens couraient comme un ouragan, durs et forts, les mâchoires comme de l’acier. Ils venaient des ombres aux aussi, car un chien ordinaire est incapable de courir aussi vite. Mais j’avais la certitude qu’en ce lieu, le mot « ordinaire » ne s’appliquait à rien. »