📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Shit !
- 1 févr.
- 2 min de lecture
De Jacky Schwartzmann, aux éditions Livre de Poche, 2023
🔥🔥🔥
Comme le « héros » à la fin du livre, je garde de cette histoire un petit goût amer. L’auteur nous parle d’une réalité, celle de a vie dans des quartiers régulièrement abandonnés par la République. D’une grande majorité de personnes issues des quatre coins du monde qui vivent souvent un enfer à cause d’individus malfaisants, trafiquants de drogues. Comme une fable drolatique, cynique et touchante, Shit ! dénonce le malheureux quotidiens de ceux qui aspirent à une vie normale. Des méchants, il y en a, des gentils aussi, de toutes origines et de toutes confessions, plus nombreux heureusement mais qui subissent une loi des quartiers sans concessions. Shit ! interroge de façon humoristique sur une société qui s’accommode d’une économie parallèle lucrative mais extrêmement nocive.
Tout ce passe à Planoise un quartier de la banlieue de Besançon, trafic de drogue, violence, exclusion,… Thibault jeune CPE d’un collège du quartier ne connait aucun des codes et se trouve confronter à un « four », lieu de deal, dans l’appartement d’à côté. Après avoir subi des accès de violence et d’humiliation de la part des trafiquants albanais du four, il assiste une nuit à leur assassinat par une bande adverse. Avec sa voisine, Mme Ramla, ils imaginent reprendre le business, mais avec un autre objectif.
Jacky Schwartzmann nous propose une fable assez irrévérencieuse sur le fonctionnement de notre société. Avec humour, il détricote les dérives de notre société qui fait la part belle aux nantis, et laisse les autres se débrouiller comme ils peuvent pour s’assurer une petite part de bonheur. L’auteur, avec ce roman légèrement subversif sauve toutefois une certaine morale, sinon nous tomberions facilement dans le roman noir.
❓ Appréciez-vous les polars second degré ?

𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « C’est pour ne jamais devenir comme Frédéric Blanchard que j’ai choisi de ne pas être enseignant. Nous avons pourtant de nombreux points communs. Nous sommes tous deux de gauche, lui France insoumise, moi modeste socialiste. »

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Dans ces copros paradisiaques de notre chère antisocial-démocratie, la bienveillance n’est pas qu’un mot, une façade. On se serre vraiment les coudes, le bricoleur de l’immeuble n’est jamais avare d’un coup de main. Parfois, il y a une avocate, et pareil : jamais avare d’un coup de procédure. Le samedi soir, l’apéritif, une fois chez toi, la semaine suivante chez moi, on se renvoie la balle, véritable Roland-Garros d’olives et de spritz. »

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Je m’allonge sur le canapé du salon et mets La chaine l’Equipe. C’est l’émission L’Equipe du soir, animée par Olivier Ménard. Lui et sa clique débattent des derniers résultats du championnat de foot. C’est fou comme un sport aussi simple peut paraître complexe grâce à ces types. »
𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Claude déplace avec lui un petit nuage anisé, une aura, un fragrance. Les roulées qu’il fume sans discontinuer achèvent de donner à son haleine la puissance d’un chiotte d’un camping deux étoiles. Autre effet sur Claude : un sourire permanent. Il aurait pu faire politicien ou présentateur de jeu télévisé, ces deux métiers ne nécessitant finalement qu’une même compétence : raconter des conneries en souriant. »



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