📙 [Chronique] Capitale du Nord 2 – Mort aux geais !
- il y a 18 heures
- 2 min de lecture
De Claire Duvivier, aux éditions Livre de Poche, 2022
🔥🔥🔥🔥
Enfin je termine le deuxième tome de la seconde trilogie imaginée par Claire Duvivier et Guillaume Chamanadjian. Comme pour le premier tome de Capitale du Nord, il m’a fallu à peu près 200 pages pour sortir d’une certaine pesanteur provoquée par un récit un peu lent. Heureusement, vers la moitié du roman, l’action prend en main le lecteur pour le rendre « addict » jusqu’à la dernière ligne, avec une dimension révolutionnaire dont je vous parlerai plus tard. Peut-être faut-il souffrir un peu pour atteindre un véritable plaisir de lecture. Quoi qu’il en soit, il me faut désormais trouver le tome 3 de cette saga « Fantasy » bien ficelée.
La narratrice Amalia Van Esquill et Yonas ont désormais leurs têtes mises à prix dans la cité de Dehaven. Après les assassinats perpétrés dans la maison des De Wautier, ils sont les principaux suspects bien que cela soit Hirion le meurtrier, mais personne ne peut les innocenter. Ils se cachent dans les faubourgs et essaient de survivre en jouant des parties de Tour de Garde. Mais ceci ne peut durer qu’un temps, il faudra un jour laver son honneur et se venger de ceux qui leurs veulent du mal.
Mort aux geais ! Quand on comprend que les geais sont les nobles, le roman prend une dimension plus sociale ou politique. C’est aussi l’histoire d’une insurrection et on ne peut que faire quelques rapprochements avec la révolution française. Un roman donc, qui ouvre désormais d’autres perspectives, plus profondes qui densifient le récit, et j’apprécie cette proposition dans la fantasy.
❓ Une préférence pour Capitale du Nord ou Capitales du Sud ?

Début du livre « Ce jour-là, pour la première fois de l’année, l’histoire semblait s’être vraiment emparé de Dehaven. Le ciel était d’un gris uniforme au-dessus de la mer, et la rare lumière qui filtrait à travers ce voile épais était pâle et froide. »
Extrait « - Non, non, c’est ta façon de me demander ça, maintenant, en toute candeur… C’est très faubourien, MAG… Normalement, ça veut dire « mort aux guet ». Et je pense que c’est dans ce sens que tu l’as vu sur l’affiche. Ou dans l’autre : « mort aux geais ».
- Aux geais ? » répétai-je incrédule.
Il me regarda, les sourcils haussés, et dut sentir ma confusion.
« Tu sais quand même qui on appelle ainsi, n’est-ce pas ?
- Non, répondis-je, mais quelque chose me dit qu’il ne s’agit pas d’ornithologie.
- C’est fou, j’étais persuadé que même à la Citadelle, ça se savait… Les geais, ce sont les nobles, Amalia. Tu n’as jamais entendu ça avant ? »
Extrait « Un autre jour, il expliquait aux deux nobliaux que le moindre artisan du quartier portuaire était plus taxé qu’eux :
« Vous êtes moins imposé que les revenus de vos domaines qu’ils ne le sont sur les revenus de leur travail, comprenez-vous pourquoi ils se sentent injustement traités ? » »
Extrait « - Princesse, rétorqua Rodolf, dans certaines tavernes du port, t’as beau savoir ce que tu commandes, tu sauras jamais ce qu’on va te servir. C’est un peu la même chose, quand tu demandes aux gens de descendre dans la rue. »»



![ATOM[KA]](https://static.wixstatic.com/media/1ebc61_15790595fe96411da5ab754309dbbc53~mv2.jpg/v1/fill/w_250,h_250,fp_0.50_0.50,q_30,blur_30,enc_avif,quality_auto/1ebc61_15790595fe96411da5ab754309dbbc53~mv2.webp)
![ATOM[KA]](https://static.wixstatic.com/media/1ebc61_15790595fe96411da5ab754309dbbc53~mv2.jpg/v1/fill/w_286,h_286,fp_0.50_0.50,q_90,enc_avif,quality_auto/1ebc61_15790595fe96411da5ab754309dbbc53~mv2.webp)
















Commentaires