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📙 [Chronique] Et avec votre esprit

  • jmgruissan
  • 27 janv. 2024
  • 2 min de lecture

De Alexis Laipsker, aux Ă©ditions Pocket, 2020


Roman policier


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DĂ©couverte de cet auteur Ă  travers Instagram, et je ne suis pas déçu. Un polar bien construit, sans artifice et sans morts inutiles bien que le premier crime soit particuliĂšrement sanglant. On y retrouve les codes d’une enquĂȘte de flics, de plusieurs flics mĂȘme, dont les liens se recoupent peu Ă  peu pour former l’intrigue principale. Alexis Laipsker sait tenir le lecteur en haleine du dĂ©but Ă  la fin par une montĂ©e en pression progressive et bon sens de la narration. J’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© le flic de la DGSI, avec son recours quasi inconscient aux probabilitĂ©s. Un polar efficace.

 

Tout commence par un sordide Ă©vĂ©nement, un des plus grands scientifiques français a Ă©tĂ© retrouvĂ© assassinĂ© dans son laboratoire. Mais cet Ă©vĂ©nement, dĂ©jĂ  remarquable par lui-mĂȘme est aussi singulier par l’atrocitĂ© du mode opĂ©ratoire. En effet, les flics constatent que son cerveau a Ă©tĂ© volĂ©. A partir de ce constat, toutes les hypothĂšses sont Ă©tudiĂ©es, psychopathe, vengeance, secte
 surtout que quelques jours plus tard, un autre gĂ©nie de la physique disparait.

 

En rĂ©sumĂ©, une belle rencontre pour l’amateur de polar français que je suis. Il complĂšte sans rougir Tackian, Thilliez, Norek ou Minier sur ma bibliothĂšque. Les codes sont simples et percutants, peut-ĂȘtre un peu trop classiques, mais je chipote car l’alchimie prend bien. Rendez-vous pour une prochaine lecture.

 

❓Connaisse-vous cet Ă©crivain, votre avis ?



DĂ©but du livre « Curieusement, ce fut moins la douleur que l’étonnement qui frappa le professeur Toussant lorsqu’il reçut le premier coup. TerrassĂ© par cet objet mĂ©tallique qui avait ouvert ses chairs et fracassĂ© son crĂąne, il s’effondra sur le carrelage froid du laboratoire de la facultĂ© de chimie. Comme un dernier sarcasme du destin, alors qu’il ne lui restait que quelques instants Ă  vivre, sa chute lui sembla durer une Ă©ternitĂ©. »

 

Extrait « Il lui avait fallu prĂ©venir l’institut mĂ©dico-lĂ©gal de sa venue tardive, tout expliquer au mĂ©decin d’astreint, lui faire ouvrir le grand tiroir mural contenant le corps, rĂ©primer un haut-le-cƓur et, cerise sur la gĂąteau, saisir le doigt du dĂ©funt pour le placer sur le capteur biomĂ©trique du tĂ©lĂ©phone. Il avait ensuite lancĂ© une application qui empĂȘchait le portable de se verrouiller afin d’éviter de devoir retourner Ă  la morgue. »

                                                    

Extrait « Philippe prit une profonde inspiration. En contemplant le plafond, il réfléchit à la meilleure façon de répondre.

-          Imaginons
 imaginons que l’on remplace tes savants par
 Van Gogh, Jimi Hendrix, Roger Federer et Victor Hugo. Bon. Tu les mets dans la mĂȘme piĂšce, je suis sĂ»r qu’ils vont avoir plein de trucs Ă  se raconter, ça va ĂȘtre passionnant, mais tu vas en tirer quoi ? Sur quoi les faire bosser ? Qu’est-ce qu’il va sortir de concret ?

-          Je vois ce que tu veux dire. »


Extrait « Puis, laissant ses yeux se promener sur les étagÚres, elle poursuivit :

-          Tu as des goûts trÚs éclectiques !

-          Quand j’étais Ă©tudiant, avant de jouer au poker, je n’avais pas une thune. Mais j’aimais lire. Alors, j’allais chez Gibert, aux puces ou dans les vide-greniers, et j’achetais des livres d’occasion. Je prenais ce que je trouvais. Des manuels d’histoire, des romans, des biographies, un peu de tout ! »

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