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📙 [Chronique] Le jour oĂč je serai orphelin

  • jmgruissan
  • 18 sept. 2024
  • 2 min de lecture

De Christine Adamo, aux Ă©ditions Librinova, 2023


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Faire un roman noir avec pour personnage principal un enfant, le challenge est osĂ© mais rĂ©ussi. Christine Adamo signe un roman court mais dĂ©capant sur un petit garçon qui ne supporte pas la mĂ©chancetĂ©, gratuite, des autres. Il existe des voies lĂ©gales me direz-vous, mais le malicieux et imaginatif Tom, a dĂ©cidĂ© de se faire justice lui-mĂȘme. De plus, l’auteure est aussi malicieuse que son hĂ©ros, car pour altĂ©rer notre jugement elle nous introduit directement dans la tĂȘte du gamin, en utilisant un style narratif enfantin. Un jeu de dupes mais qui fonctionne bien.

 

Depuis la sĂ©paration de ses parents, Tom vit, comme de nombreux enfants, chez sa mĂšre et chez son pĂšre pour des weekends ou les vacances. BallotĂ© entre une mĂšre plutĂŽt rigide dans l’idĂ©e de ce qu’elle se fait de l’éducation d’un enfant, et un pĂšre plutĂŽt cool, Tom rĂ©flĂ©chit Ă  ce qui entrave son bonheur. Relativement prĂ©coce, il Ă©labore quelques plans diaboliques pour supprimer toute barriĂšre en travers de son chemin vers une vie heureuse. Quoi qu’il en soit, les questions de morale ne font pas partie de l’équation.

 

La fin est un Ă©cho, assez glaçant, au titre du roman. En effet, Christine Adamo donne au jeune Tom des pensĂ©es extrĂȘmement noires mais lui fournit aussi les armes intellectuelles pour mettre en Ɠuvre ses idĂ©es. Vous apprendrez Ă  apprĂ©cier ou dĂ©tester ce petit garçon, mais une choses est sĂ»re vous ne plaindrez pas ses victimes.

 

Merci @christineadamoauthor pour ce succulent cadeau littéraire offert il y a quelques semaines.




DĂ©but du livre « Moi, c’est Tom et ça veut dire que Tom, c’est mon prĂ©nom et c’est le plus important, que dit papa, surtout maintenant que maman a Ă©tĂ© divorcĂ©e et qu’en plus de plus habiter avec lui, elle veut plus qu’on porte son nom ni moi ni elle. »

 

Extrait « L’embĂȘtant, c’est que le pĂšre-de-maman a rien, donc il peut pas guĂ©rir. Moi, j’espĂšre qu’il y aura un miracle Ă  l’envers et qu’il reviendra avec masses de maladies mĂ©ga-mortelles Ă  cause de la contagion et tous les microbes qui nagent dans l’eau aprĂšs que tous les malades du monde entier ont pris leur bain ensemble. Mais Ă  chaque fois, le pĂšre-de-maman revient pareil qu’avant. Et il me ramĂšne une Sainte-Vierge en plastique transparent avec un bouchon bleu sur la tĂȘte Ă  la place de la couronne et de l’eau bĂ©nite dedans. »

 

Extrait « Le-chat-de-maman, je l’ai dĂ©jĂ  dit, c’est celui qui s’appelle Erasmus. Ce que j’ai pas racontĂ©, c’est qu’il est arrivĂ© dans l’appartement aprĂšs que Sarah Ă©tait morte et que papa Ă©tait parti dans les Ardennes et avait achetĂ© Bismuth. Je sais pas si papa a choisi Bismuth pour remplacer maman. Mais je sais que maman a achetĂ© Erasmus pour remplacer papa vu que moi, je suis pas mĂ©ga-affectueux comme animal de compagnie, alors que Erasmus-le-chat, maman peut le tripoter, il a toujours l’air d’aimer ça. MĂȘme que dĂšs qu’elle arrive, il se prĂ©cipite pour se frotter dans ses jambes. Ça, il le fait pas avec moi. Au contraire, il va se cacher. »

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