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📙 [Chronique] Le signal

  • jmgruissan
  • 14 déc. 2024
  • 3 min de lecture

De Maxime Chattam, aux éditions Albin Michel, 2018


🔥🔥🔥

Cela faisait quelques années que ce roman était sur une étagère de ma bibliothèque. Il me faisait de l’œil, pourtant ce pavé de plus de 700 pages retenait mais envies. J’ai cédé au Signal envoyé par Maxime Chattam pour aborder ce livre d’horreur, un genre dont je ne suis pas fan, encore moins en film. Les clins d’œil appuyés à Lovecraft m’ont charmé jusqu’au moment où le gore a pris les devants et là j’avoue qu’il me tardait que l’on en finisse. Oui, en effet, un bonne partie du roman est intelligemment basée sur un style très angoissant, mais l’overdose de sang a saturé ma capacité d’absorption de l’hémoglobine. Malgré ma déception sur le fond, c’est un roman écrit avec beaucoup de talent.

 

Tom et Olivia ont décidé de changer de vie en quittant New York avec leurs trois enfants. Pour Olivia se sera aussi l’occasion de passer du statut de célébrité des médias à un anonymat tout relatif dans la bourgade de Mahinga Falls sur la côte atlantique, en Nouvelle-Angleterre. Désormais, ils habitent un vieux corps de ferme très bien aménagé. Pourtant, assez rapidement des rumeurs et faits étranges viennent assombrir ce tableau idyllique. Disparations et morts plutôt étranges semblent troubler l’instinct d’un des flics du Comté. Les coïncidences vont malheureusement se multiplier.

 

Sans faire un plagiat de l’œuvre de Lovecraft, Maxime Chattam aurait pu rester dans cette phase hypnotique et angoissante de ne jamais savoir d’où vient le mal. Ou bien s’appuyer un peu plus sur les légendes de la région pour offrir des explications plus talentueuses que celles fournies en fin de roman pour expliquer l’explosion du surnaturel. Il en ressort pour ma part un roman dans lequel le côté mystique n’est pas approfondie et donc l’interaction avec les créatures surnaturelles se résume à une relation sanglante. Dommage.

 

❓Quel votre livre d’horreur préféré ?



Le Wendigo est une créature surnaturelle, maléfique et anthropophage, issue de la mythologie des premières nations algonquiennes du Canada, qui s'est étendue dans tout le folklore d'Amérique du Nord.

 

Cette légende est partagée par plusieurs nations autochtones d’Amérique et peut désigner la transformation physique d'un humain après la consommation de viande humaine comme une possession spirituelle. Le wendigo a aussi renforcé le tabou autour de la pratique du cannibalisme chez ces peuples. Les wendigowak vivent dans les profondeurs de la forêt et apparaissent dans des contes où le surnaturel côtoie des choses inhumaines et atroces.

 

Parmi les histoires qui circulent, ils sont solidement ancrés dans les légendes autochtones où ils tiennent une place importante. De nombreux lieux et lacs portent ce nom et de nombreuses œuvres modernes s'en inspirent dans la littérature comme au cinéma, bien que ces wendigowak puissent avoir des caractéristiques différentes de ceux des légendes originelles.

 



Début du livre « Filant en pleine nuit, la camionnette ressemblait à un minuscule vaisseau perdu dans l’immensité du cosmos. Entourée d’obscurité, elle flottait dans le néant, guidée par ses phares blancs, comme propulsée par les leurs rouges à l’arrière. La Ford se mit à tourner pour suivre la route à flanc de colline. Elle était seule sur des kilomètres à la ronde. »

 

Extrait « Le cœur de Tom se fit plus lourd et plus bruyant dans sa poitrine. Il sentit qu’il venait de mettre la main sur quelque chose d’important. Cette fois, il ne pouvait s’agir de vieilleries oubliées ou abandonnées faute d’intérêt. Cet endroit avait été muré. Caché !

Alors Tom franchit le seuil, et passa de l’autre côté du miroir. »

 

Extrait « L’eau gicla sur les murs ainsi qu’un peu de mousse, laissant une trainée dans son sillage. Une trace qui, dans l’obscurité, apparaissait noire.

Juste en dessous, un bouillon d’écume, de mains, de pieds et de peau arrachée tourbillonnait tandis qu’un râle interminable s’échappait depuis le lavabo non loin.

Soudain le silence.

Puis la lumière revint dans toute la maison.

L’eau du bain tanguait encore.

Rouge. »

 

Extrait « Il remarqua une stèle en bois contenant un livre énorme sous verre, pas de la première jeunesse comme en témoignaient l’usure de sa couverture et ses pages jaunies. Gravé en lettres d’or, il parvint à lire De Vermis Mysteriis sur le dos éraflé.

-          En tant que dramaturge, vous devez croire au pouvoir des livres, n’est-ce pas ? demanda Martha de sa voix rauque. »

 

Extrait « Lorsque la troupe fut remontée, abasourdie, Ethan attendit encore une minute pour s’assurer qu’ils lui avaient obéi puis il soupesa sa lampe. Elle avait le poids d’une bonne matraque. Il était parti en civil, sans son arme, n’estimant pas en avoir besoin face à cinq adolescents.

La bouche des souterrains l’attendait.

Il ne croyait pas aux fantômes.

Mais aux tueurs, si. »

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