top of page
Rechercher

📙 [Chronique] Les embrouillaminis

  • jmgruissan
  • 1 oct. 2022
  • 2 min de lecture

De Pierre Raufast, aux Forges de Vulcain, 2021

đŸ”„đŸ”„đŸ”„đŸ”„đŸ”„

Pierre Raufast adepte des histoires dans les histoires, pousse dĂ©sormais le « vice » jusqu’à dĂ©multiplier les vies du personnage principal selon ses choix. Pour le plus grand plaisir du lecteur, ce dernier fait emprunter au hĂ©ros les chemins que son propre dĂ©sir lui suggĂšre. Si vous avez lu des « Livres dont vous ĂȘtes le hĂ©ros » vous comprendrez facilement le mĂ©canisme. Evidemment, Pierre Raufast y ajoute son talent de narrateur et les subtilitĂ©s inhĂ©rentes Ă  un vĂ©ritable roman. Il vous incite aussi Ă  faire l’école buissonniĂšre, mais cela, c’est au lecteur de le dĂ©couvrir.


C’est l’histoire de Lorenzo, un jeune homme qui n’assume pas des choix trĂšs clairs dans sa vie privĂ©e, professionnelle ou amoureuse. Il remet donc son destin entre les mains du lecteur. Le voyons-nous travailler en France ou au Mexique, ĂȘtre amoureux de la mystĂ©rieuse Salina, ou de la jolie blonde Marie. Finira-t-il derriĂšre les barreaux ou heureux avec beaucoup d’enfants ?

Porté par les choix aléatoires des lecteurs, au gré des chapitres, Lorenzo vivra de nombreuses vies.


Lire Les embrouillaminis c’est retrouver les chemins de Chantebrie, croiser des personnages issus d’autres romans de Raufast, ou ce qui est trĂšs « marketing » inciter le lecteur Ă  lire d’autres romans de Raufast, J C’est foisonnant d’idĂ©es et d’histoires, car le plaisir ultime, pour ma part, c’est d’ĂȘtre embarquĂ© dans des histoires. Il va falloir maintenant ĂȘtre patient jusqu’au prochain livre.



DĂ©but du livre « Nous habitons au numĂ©ro 10 de la rue. Mon pĂšre, professeur d’histoire-gĂ©ographie, Ă©tait nĂ© Ă  Toulon. Ma mĂšre, d’origine madrilĂšne, enseignait l’espagnol. »


Extrait « Quand il s’arrĂȘta, les Ă©toiles Ă©taient dĂ©jĂ  trĂšs hautes dans le ciel et mes compagnons de voyage Ă©taient devenus des amis, de ceux avec lesquels on a approchĂ© l’absolue beautĂ© de l’univers. Des liens indĂ©fectibles qui tissent les vĂ©ritables amitiĂ©s. Les voyages servent Ă  cela : le but n’est pas de voir de nouvelles contrĂ©es, mais bien d’explorer le cƓur de nos compagnons de route. »


Extrait « - Ma vie, c’est ça : un livre dont vous ĂȘtes le hĂ©ros. J’avance chapitre aprĂšs chapitre, car je n’ai pas de persistance de mes actions. Pas de mĂ©moire. Comme si chaque jour n’influençait pas le prochain. »


Extrait « Ce chapitre n’existe pas dans l’histoire de Lorenzo. Si vous lisez ces lignes, c’est que vous n’avez pas respectĂ© les consignes de fin de chapitre ou que vous vous ĂȘtes volontairement Ă©garĂ©, le nez au vent, la dĂ©marche badine, comme l’on flĂąne dans les rues piĂ©tonnes un premier samedi de mai. »


Extrait « Si vous avez dĂ©jĂ  lu ce roman [La baleine thĂ©baĂŻde], et que vous vous souvenez de la fin, ou si vous refusez ce placement de produit honteux, indigne de l’intĂ©gritĂ© littĂ©raire de son Ă©diteur, alors, Ă  titre tout Ă  fait exceptionnel, vous pouvez revenir sur votre choix, ce fameux matin oĂč les oiseaux piaillaient dans les platanes.

Rendez-vous au chapitre 43, page 270. »

Comments


Dernières publications
Tag Cloud
bottom of page