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📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Drôles de singes

  • jmgruissan
  • 25 mars
  • 3 min de lecture

De Jean-François Guggenheim, aux éditions Marie Romaine, 2024


🔥🔥🔥🔥

J’aime beaucoup cette possibilité offerte par Babelio de permettre à des lecteurs de découvrir des auteurs, des styles et des maisons d’éditions qui nous sortent de notre zone de confort. Cette possibilité, il faut la saisir en postulant sur des auteurs que l’on ne connait pas. Merci donc aux Editions Marie Romaine de me faire découvrir Jean-François Guggenheim dans le cadre de l’opération Masse Critique.

 

Vous n’aviez pas prévu de faire le tour du monde en moins de 300 pages, et bien Jean-François Guggenheim vous prend par la main, ou plutôt vous pousse brusquement à franchir les frontières, mais avec quelques tueurs à vos trousses. Entre polar et roman d’espionnage, l’humour, certes noir, enrobe délicatement des pages occasionnellement sanglantes. Et Jean, le héros malgré lui de cette rocambolesque aventure, reçoit en général plus de coups qu’il n’en donne. Pourtant, le rapport entre chance et malchance est insolemment  en sa faveur, et les coups du sort et les différentes manipulations qu’il subit, semblent le conduire vers ce sur quoi il veut tendre, une vie simple et heureuse avec sa bien-aimée.

 

Jean, ancien légionnaire reconverti en espion, doit découvrir ce qu’un de ses anciens amis, Paul, cache dans sa luxueuse maison protégée comme Fort Knox. Ce dernier est dans le viseur du contre-espionnage français car ses activités et ses relations internationales font craindre pour la sécurité de l’Etat. Pourtant, malgré son passé d’ancien soldat, ayant vu plus d’horreurs que nécessaire pour le commun des hommes d’armes, il n’en est pas moins un être humain avec un cœur, des sentiments et des valeurs. Des valeurs de justice en enquêtant sur l’assassinat de prostitués à Fontainebleau, des valeurs de loyauté envers la France, des valeurs d’amitié envers son ami Paul, et des valeurs d’amour sincère pour, Marie, la sœur de ce dernier. Tout ce mélange va devenir explosif.

 

Un roman riche en rebondissements, en situations inattendues, en bonnes réparties et donc une bonne dose d’humour. Mais Jean-François Guggenheim y amène aussi quelques réalités géopolitiques et sociales qu’il est bon aussi de rappeler pour comprendre notre monde.

 

❓Essayez-vous parfois de sortir de votre zone de confort en lecture ?



𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « « La belle de Cadix a les yeux de l’amour… Chica-chica-chic, ay-ay-ay. Chica-chica-chic, ay-ay-ay. »

Elle se souvient de Miranda fredonnant, rue Saint-Denis, ce soir-là.

C’était l’hiver, il pleuvait.

Elles se gelaient.

Il manquait de passants. Elles manquaient de clients.

-          C’est combien la pipe ? »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Une brève description physique m’a suffi à faire le lien avec vous. Je n’ai eu de cesse de vous faire chercher par Mike, mon chauffeur, afin de m’excuser de la méprise qui fut la nôtre. Mike a tant et si bien travaillé qu’il vous a trouvé au moment même où vous alliez perdre une partie non négligeable de votre anatomie. Il s’est chargé d’éliminer temporairement votre agresseur. Vous avez passé huit jours à l’hôpital. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Le coucou décolle, mais l’Afrique, vue du ciel, a carrément perdu sa magie. J’ai la tête vide, le cerveau mort. Si je pleure, ne couleront que des cendres, encore brulantes. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « La chambre pourrait avoir un air Laura Ashley, que je déteste, si ce n’est un large poster de Keith Richards, deux ou trois antiquités que j’imagine être des sex-toys japonais du XVIe siècle. Ces « objets de l’absence » qu’offraient les seigneurs à leurs femmes quand ils partaient à la guerre, tandis qu’en Europe on n’avait rien trouvé de mieux que les ceintures de chasteté. »

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