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📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Dungeon Crawler Carl 4 - Le portail des dieux infernaux

il y a 6 jours
3 min de lecture

De Matt Dinniman, aux éditions Lorestone, 2021


🔥🔥🔥🔥

Déjà mon quatrième tome de cette incroyable saga. Bon, il faut le rappeler, certains d’entre vous risquent de passer à côté du plaisir de lire 600 pages d’un livre essentiellement dédié aux geek ou aux rolistes. Me trouvant, à peu près dans les deux catégories, je m’éclate avec cette LitRPG (literary role-playing game). Je retrouve Crawler Carl et Donut son chat, pour des aventures insensées, des monstres, de la magie et des trésors… qu’est-ce qu’il faut au peuple ? Je ne vais pas vous convertir, car il faut bien des années nuits passées autour d’une table, d’étranges dés et de figurines en plomb pour assimiler le récit. Je jetterai bien un petit sort pour que le tome 5 apparaisse dans ma bibliothèque. 

 

Ils sont désormais moins de 200 000 survivants des 4 niveaux précédents. Les crawlers sont répartis dans un millier de bulles avec quatre châteaux à conquérir en moins de 2 semaines pour débloquer l’escalier qui leur permettra d’atteindre le niveau 6. Crawler Carl et Donut, qui font partie du top 10,  doivent faire avec une équipe imposée pour se sortir d’épreuves plus démentes les unes que les autres. Démentes car avec un artefact qui ouvre le portail des dieux infernaux, certains démons vont s’inviter à la fête.

 

Plus on avance dans cette saga, plus Matt Dinniman nous éclaire sur le contexte général de l’univers qu’il a créé. Il introduit des faites nouveaux, des batailles entre grandes entreprises et familles partenaires du Dungeon Crawler World et les milliards de fans qui suivent ces aventuriers sur les réseaux sociaux. Mais il existe aussi des organisations qui luttent contre ce genre de jeu cynique. Carl, lui, n’a plus qu’un objectif, s’en sortir pour faire tomber ce système mortifère pour les joueurs et mais aussi pour les PNJ.

 

LitRPG ou GameLit, abrégé de l'expression anglaise Literary Role Playing Game traduisible en français par jeu de rôle littéraire, est un genre littéraire combinant des éléments ou univers inspirés de la fantasy ou de la science-fiction avec des mécaniques rappelant le jeu de rôle vidéo ou sur table.

 

La spécificité de ce genre tient dans l'intégration à la narration d'éléments ou de mécanismes similaires à ceux de jeux vidéo.

Par exemple, le personnage principal consulte une interface listant les différentes statistiques de son personnage ou d'éléments de son environnement, lit des infobulles l'informant des intentions des autres personnages et mesure sa progression en points d'expérience.

Ce genre peut être rapproché de l'isekai, si le personnage se remémore un monde d'origine avant de se retrouver dans l'univers du jeu.

Parmi les fictions mettant en scène des personnages à l'intérieur d'un jeu ou d'un jeu vidéo, des exemples que je connais sont :

 

Jumanji, écrit par Chris Van Allsburg

Player One, écrit par Ernest Cline

Dungeon Crawler Carl, écrit par Matt Dinniman

 

❓ Appréciez-vous ce genre littéraire  ?

 


𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « Bienvenue, crawler, dans le niveau 5 : « Les bulles ». Les enchères sont ouvertes pour le crawler #4122. Elles prendront fin dans 45 heures.

Nombre de crawlers restants : 178 887.

Vous entrez dans la bulle n°543 sur 1772. Quart air. »

 


𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽  « Mais comme nous le savons tous, les ennuis, quand ils y sont décidés, finissent toujours par vous trouver. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽  « Je me disais : Je n’aurais plus jamais d’animaux de compagnie. Ils font que mourir.

Ce n’était pas la leçon que j’aurais dû tirer ; ça me paraissait clair, surtout maintenant. Mais c’est toujours comme ça que ça se passe, pas vrai ? L’univers nous montre toute l’étendue de sa cruauté, et on en sort toujours perdant. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽  « CARL : Bordel… Tous les habitants de l’univers sont de connards ou quoi ?

MORDECAI : Seulement ceux avec l’argent. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽  « On avait dû crapahuter trois plombes avant de trouver une bourgade qui nous avait laissés entrer, Donut, Katia, Louis, Firas et moi. Appelée Pandinus, elle était habitée par des espèces de centaures mi-humains, mi-scorpions : des « pazuzus », qui arboraient tous des tenues post apocalyptiques ridicules – vêtements en cuit style punk-rock agrémentés de cordes décoratives, grosses lunettes, chaînes et dreadlocks. On aurait dit des fans de SF s’apprêtant à participer à un festival Mad Max. »

 



 






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