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📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Je reste roi d’Espagne

  • jmgruissan
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

De Carlos Salem, aux éditions Actes Sud, 2009


🔥🔥🔥

Troisième roman de Carlos Salem que je lis. Cet auteur argentin est toujours aussi décalé, bien que cette histoire ne m’ait pas autant enthousiasmé que le deux précédents ouvrages. On y retrouve beaucoup d’humour et de tendresse, mais la deuxième partie, complétement fantasmée m’a un peu perdu même si l’écriture est délicieuse et les personnages attachants. En effet, Salem a le don de créer des personnages plus incroyables les uns que les autres, c’est une force car on ne se doute jamais de qui on va rencontrer au coin de la rue. Un livre totalement surréaliste mais gourmand.

 

José Maria Arregui, ancien flic, est désormais détective privé, associé avec un vieil ami. Mais son passé le rattrape avec l’appel téléphonique d’un ministre qui le convoque pour lui apprendre que le roi d’Espagne a disparu. Il avait déjà sauvé la vie du roi par le passé et entre eux deux s’était noué un lien de confiance. Il va retrouver le roi assez rapidement, mais le retour à Madrid va être beaucoup plus long, semé d’embûches et d’aventures incroyables.

 

Carlos Salem nous régale d’un road-movie qui mêle humour, c’est en même temps une fable sur la reconstruction. Le passé est parfois très difficile à supporter quand on ne veut pas au moins faire l’effort de tourner la page. Les remords et la culpabilité de José Maria l’empêchent d’avancer, de lutter contre ses démons encore vivaces. Le roi ou sa métaphore serviront de catalyseur.

 

❓ Connaissez-vous cet écrivain argentin ?



𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « Le type de la photo a la tête de celui qui n’a jamais marqué un but de toute sa vie. »

 


𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Il est peut-être le seul spécimen d’homme politique honnête. Bien que cela ne veuille pas dire grand-chose. L’honnêteté en politique est un état gazeux qui peut se disperser dans le vent de la nécessité, des intérêts du parti ou de la tendresse pour le fauteuil qui aura fini par prendre la forme de son cul.. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « - Je suis Sosiris, le Ruthilant, le Devin Rétroviseur, celui qui peut lire le passé de n’importe qui dans les cartes… N’importe quel passé. N’importe quel passé, sauf le mien. Ce jour-là quand je me suis réveillé avec le pouvoir, j’avais perdu la mémoire.

Il se laissa tomber sur la table et se mit à pleurer presque sans bruit.

Quand je posai ma main sur son épaule pour le consoler, le chat me griffa. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Il ouvre une page blanche et écrit :

« Ce qui te tue, ce n’est pas la trahison mais la méfiance. »

Et il referme le carnet. »



 






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