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📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] L’histoire de Pif et son gadget

  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture

De Sébastien Gérard / Laurent Barraud, aux éditions Pulse, 2023


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Pour ma génération Pif gadget a été un incontournable de mon enfance. Même si je n’étais pas abonné au magazine, c’est en premier lieu les fameux gadgets qui attiraient l’enfant que j’étais. Plus que Pif et Hercule, c’est Rahan qui m’a fasciné, et j’ai eu la chance de rencontrer André Cheret, le dessinateur de cette icône préhistorique. Un héros dont j’ai porté régulièrement le collier à dents de tigre autour du cou. Peut-être pas un gadget mais un symbole. J’ai rencontré aussi Curd Ridel dessinateur de Pif, lors des Rencontres BD de Gruissan, et il m’a donné l’envie d’acheter ce livre relatant deux décennies du magazine PIF (années 1980 – 1990), une aventure qui durait déjà depuis presque 40 ans. Ce fut donc un grand plaisir de retourner vers mes jeunes années, me revoyant ouvrir avec impatience le cellophane qui enveloppait histoires et gadgets.

 

Grâce à cet ouvrage, on remonte le temps de ce magazine créé par les éditions du Parti Communiste Français. Après quelques 40 années florissantes, Pif gadget commence à subir la concurrence d’autres revues mais surtout les changements dans les habitudes des jeunes lecteurs. La concurrence des jeux vidéo et de la télévision, avec leurs personnages mythiques des années 80, complexifient le modèle économique lié en grande partie au gadget. Un gadget dont on comprend à la lecture de ce livre, combien il a été au cœur de toutes les négociations. Les auteurs de ce livre empreint de nostalgie, tentent de répondre à une question : pourquoi Pif Gadget a disparu en 1994 ?

 

Assez paradoxalement avec les valeurs du Parti Communiste Français à l’initiative de ces éditions, il est beaucoup question de rentabilité, de marketing, de dessinateurs que l’on licencie pour préserver une manne financière au parti. C’est une des réalités qui m’a choqué, au-delà de la maximisation du profit avec des gadget achetés en gros en Asie, parfois, sans respect des normes de sécurité pour les enfants. Pourtant, lorsque l’on est adulte, on ne retient que le plaisir que l’on a eu à découvrir la surprise et les BD. Merci aux auteurs pour cet ouvrage référence sur Pif et surtout pour ce Retour vers le Futur, qui fut un plaisir.

 

❓ Quels souvenirs avez-vous de Pif Gadget ?




𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « Mais pourquoi écrire un livre sur le Pif Gadget des années 1980 – 90 ?

Voilà sans doute la question que se poseront les lecteurs des années 1970, qui, convenons-en tout de suite, ont certainement connu et vécu les années les plus ambitieuses, démesurées et inventives de ce magazine culte. »

 


𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Autant mettre les pieds dans le plat tout de suite. Quand la nouvelle formule du journal sort dans les kiosques, l’un des objectifs premiers est que le gadget ne soit plus la star du magazine mais seulement un de ses composants. D’après Robert Andreucci, sa nomination en tant que directeur technique du journal et des autres publications doit servir, je cite : « à développer de nouveaux revenus avec la licence Pif », ceci afin de se passer progressivement du gadget dans le journal, devenu trop cher et rendant la rentabilité du groupe totalement esclave de son succès hebdomadaire et idéalement dans les trois à venir. »

 


𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « 1983 est sans doute l’année où le magazine a affiché de nombreuses vedettes de la chanson et de la télé pour mettre en avant le gadget de la semaine. Une tradition ancrée depuis des années dans l’histoire du journal mais qui trouve ici un rythme soutenu.

Citons en vrac : Pierre Richard, Carlos, Guy Montagné, Stéphane Collaro, Pit et Rik, Annie Cordy, les Charlots …

Mais pourquoi diable un tel festival de vedettes s’est approprié la mise en avant du gadget cette année-là ?. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Hercule est vraiment super !

Voilà un titre qui pourrait sortir de milliers de courriers de lecteurs que recevait la rédaction de Pif. Le personnage d’Hercule est d’ailleurs depuis bien des années une star des référendums que le journal propose chaque année, pour que les enfants donnent leur avis sur le contenu et les héros du magazine. Considéré comme l’acolyte rebelle de Pif et son compagnon de toutes les aventures que vit le duo ensemble, sa popularité s’est accentuée quand ce félin au sparadrap permanent sur la joue gauche s’est vu proposer une deuxième vie (mais c’est bien connu, tous les chats en ont sept). »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « L’aventure prend fin…

Fin juin 1992, je suis abonné à Pif et comme chaque semaine, j’attends sagement mon numéro dans ma boîte à lettres. Il n’arrivera pas, et comme tout enfant qui a ses habitudes, la déception est grande. Ne comprenant pas ce qui se passe, je fonce chez le buraliste du village, mais là aussi, pas de Pif cette semaine ni les semaines suivantes d’ailleurs. Pif n’est subitement plus là et personne ne semble avoir d’informations sur le pourquoi d’une telle disparition. Je me fais une raison, mais parents un peu moins. Ils se fendent d’un courrier à l’attention de la rédaction du journal qui restera sans réponse. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Tout semble  plutôt pencher vers la volonté de ne laisser en aucun cas entendre que la première liquidation puisse être le fruit des agissements du PCF et de sa somme d’erreurs faites durant les vingt-cinq années du journal. Conscient de détenir une manne financière incroyable et s’en servant en partie pour son financement, il est clair que celui-ci a voulu garder une main de fer sur sa rentabilité et les recettes qu’il lui générait. »



 






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