📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Le Sorceleur – La tour de l’hirondelle
- 18 juil.
- 3 min de lecture
De Andrzej Sapkowski, aux éditions Bragelonne, 1997
🔥🔥🔥🔥
Quel sixième tome, addictif, de l’action, des rebondissements et un dénouement qui nous laisse sur dans l’attente de la suite. Après un dernier tome assez ennuyeux, celui–ci me réconcilie avec la saga du Sorceleur, Sapkowski construit son récit de façon très originale, avec différents témoignages qui donnent du rythme et de l’originalité. On y retrouve donc Ciri, Yennefer et Geralt de Riv qui ont tous trois subis des blessures physiques et morales. Pourtant, portés par un destin plus forts que leurs volontés, ils tentent de se retrouver pour enrailler l’inexorable marche des forces obscures.
Dans ce sixième opus, on retrouve Ciri grièvement blessée, elle est recueillie et cachée au cœur des marais par un anachorète. Ciri est recherchée, entre autres, par un chasseur de primes et des agents de Nilfgaard. Soignée par Vysigota, elle lui raconte ses mésaventures depuis qu’elle a rejoint Les Rats, une bande de hors-la-loi.
Mais ce sont aussi Géralt et Yennefer qui la recherchent, sentant aussi que des forces extrêmement puissantes essaient de s’approprier les pouvoirs de Ciri.
En parallèle, je regarde la série Netflix, et parfois je suis un peu perdu dans l’ordre chronologique des événements. Tout en respectant les personnages principaux, la série, me semble-t-il, joue plus sur le spectaculaire et moins sur l’émotion et la subtilité développée par l’écrivain. Mais ce n’est qu’un sentiment car j’apprécie aussi la série, dont je regrette le changement de l’acteur principal. De toute façon, j’attends avec impatience la sortie de la prochaine saison.
❓ Vous préférez Geralt, Ciri ou Yennefer ?

𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « C’est la troisième lune depuis que le soleil a disparu derrière la ligne d’horizon – e la première fois de ma vie que j’ai si mal au ventre. Me décoller du corps chaud de ma sœur et de mon frère, me dégager des peaux qui nous recouvrent, descendre de la plate-forme de glace. »

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Maintenant que j’ai mon propre kayak, je peux suivre Tulukaraq. Nous allons parfois. Au-delà de la baie, au pied des icebergs qui passent au large. Ces géants de glace sont comme des montagnes posées sur l’eau. Aux heures où le soleil monte dans le ciel, ils sont éblouissants, on ne peut pas les regarder sans se blesser les yeux. Ils parlent une langue étrange – de succion, d’écoulements et de craquements. Ils sont plus imprévisibles encore que la banquise. »
𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Le soir, je dors seule dans un coin de la plate-forme. Sous la peau de mon ventre, l’enfant bouge comme une vague, parfois comme un jeune harfang qui tente de prendre son envol. Je me demande d’où vient ce petit être. De la mer, du ciel ou de la toundra ? »
𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « La nuit a été longue. Les esprits n’obéissaient pas ou n’étaient pas capables d’aller aussi loin que l’homme le leur demandait. Il y a eu une longue accalmie, puis un chant guttural s’est levé dans la nuit, accompagné de bruits semblables à des os qui claquent les uns contre les autres. »
𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Mes fils viennent d’un pays
Que je ne connais pas
Que je n’atteindrai jamais
Mais ici, sur la terre, sur la glace et en mer
Ils auront besoin de moi – je suis leur père »
𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Ils noircissent des milliers de pages à notre propos, farcissent des enveloppes de peau avec nos histoires, que d’autres reprennent pour leur propre gloire, sans jamais avoir posé un pied sur Nuna – notre territoire. Ces gens habitent et colonisent un imaginaire qui ne leur appartient pas. »



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