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📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Fahrenheit 451

  • jmgruissan
  • 15 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 mars

De Ray Bradbury, aux éditions Folio, 1953


🔥🔥🔥🔥🔥

Je pense qu’il a été déjà beaucoup dit sur ce classique de la littérature d’anticipation, pourtant ce qui m’a marqué la plus, c’est la poésie qui se dégage de ce texte, malgré la violence psychique et physique qu’il dégage. Il en ressort de nombreux passages dans lesquels Ray Bradbury laisse sa plume voyager dans un monde utopique où la poésie pourrait régner. Ecrit en 1953 ce roman est d’une étonnante actualité, Ray Bradbury fait preuve d’une vision extrêmement lucide sur un monde abruti par les loisirs, la désinformation et le flux incessant d’images qui brident l’imaginaire. A découvrir si vous aimez les livres.

 

Dans ce futur, les pompiers n’arrêtent plus le feu, ce sont des pyromanes. Ils brulent les livres qui déclenchent des émotions, des réflexions, tous ceux qui n’ont pas un objectif pratique pour la société. Montag fait partie de ces équipes qui incendient les bibliothèques, les maisons des personnes dans l’illégalité, pratiquent cet autodafé systématique. Ces personnes qui possèdent des livres interdits sont arrêtées. Pourtant Montag commence à se poser des questions sur une société qui refuse à ses citoyens leur droit à l’imaginaire.

 

On s’aperçoit que lire Fahrenheit 451 aujourd’hui est toujours d’une triste actualité. L'œuvre reste incroyablement pertinente à l'ère numérique, où la surabondance d'informations et les écrans omniprésents peuvent étouffer la réflexion critique et la lecture profonde.

Cette œuvre est aussi incroyablement poétique avec des sentences de Bradbury qui restent actuelles « Je ne parle pas des choses. Je parle du sens des choses. Là, je sais que je suis vivant. » Il faut toujours s’interroger l’importance du Pourquoi et pas seulement du Comment.

 

❓Connaissez-vous cette œuvre intemporelle ?

 




𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « Le plaisir d’incendier !

Quel plaisir extraordinaire c’était de voir les choses se faire dévorer, de les voir noircir et se transformer. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes ; oui, il doit y avoir quelque chose. On n’agit pas comme ça pour rien. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Est-ce que parce que nous sommes si riches et tous les autres si pauvres que nous nous en fichons éperdument ? Des bruits courent ; le monde meurt de faim, mais nous, nous mangeons à satiété. Est-ce vrai que le monde trime tandis que nous prenons du bon temps ? Est-ce pour cette raison qu’on nous hait tellement ? »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Ils s’élancèrent et agrippèrent le mât de cuivre comme si c’était la dernière planche de salut face à un raz de marée, à cette déconvenue près que ledit mât les entraîna vers le fond, dans l’obscurité et les pétarades, quinte de toux et bruits de succion du dragon pestilentiel qui se réveillait à la vie. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « - Combien êtes-vous en tout ?

-          Des milliers sur les routes, les voies ferrées désaffectées, à l’heure où je vous parle, clochards au-dehors, bibliothèques au-dedans. Rien n’a été prémédité. Chacun avait un livre dont il voulait se souvenir, et y a réussi. »

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