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📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Les doigts rouges

  • il y a 1 heure
  • 2 min de lecture

De Keigo Higashino, aux éditions Babel, 2009


🔥🔥🔥🔥

En voilà une belle découverte. Pourtant, ce livre est resté très longtemps sur ma table de chevet, j’avais toujours dans l’idée un meilleur roman policier à lire avant celui-ci, cela a duré 3 ans. Premier tome d’une série de 4, je vais assurément m’attacher à suivre ce flic, Kaga, dans d’autres enquêtes. Un flic, qui en observant les différents acteurs impliqués dans un crime sait déceler les failles et confondre l’assassin. Il retient les moindres détails et analyse les comportements humains. Comme dans « Columbo » on sait qui est l’assassin, tout l’art de l’inspecteur réside à l’acculer dans ses derniers retranchements.

 

L’inspecteur Kaga Kyoichiro et son cousin, aussi policier, sont amenés à enquête sur le meurtre d’une fillette. Elle a été découverte morte étranglée dans des WC publics. Quelques heures plus tôt, Maehara Akio avait été appelé à son travail en urgence par sa femme. A son retour au domicile, sa femme lui montre le cadavre d’une petite fille dans le jardin, assassinée selon elle par leur fils de 14 ans. Comment les parents vont essayer d’éloigner tout soupçon pouvant porter sur leur famille ?

 

Dans ce livre, l’analyse des relations entre les personnages met finalement l’intrigue au second plan. C’est aussi un questionnement important pour le lecteur, comment réagirions-nous face à une situation extrême ? Que fait-on passer en priorité, le lien familial ou sa position morale. Higashino nous force à nous poser ces questions de façon tout à fait claire. En filagramme, l’auteur nous parle aussi de certains ados, dont la vie est totalement déconnectée de la réalité à cause des réseaux et des jeux.

 

❓ Etes-vous connaisseur de littérature japonaise  ?



𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « Bien que l’heure du diner soit proche, Takamasa déclara qu’il avait envie de goûter à la génoise que Matsumiya lui avait apportée. »

 


𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽  « Il était parfaitement conscient du fait que sa femme se montrait plus réaliste que lui. Jusqu’à la veille, il estimait superflue la législation sur la responsabilité pénale des mineurs et pensait que toute personne ayant commis un crime, adulte ou mineure, devait être punie. Il trouvait la peine de mort justifiée pour les crimes les plus atroces et ne croyait pas non plus qu’un meurtrier puisse se racheter. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽  « Akio se leva une fois qu’elle eut quitté la pièce. Il eut un vertige et se rassit. Le vertige disparut, remplacé par une envie de vomir. Il rota bruyamment. So haleine était fétide.

Le pire jour de ma vie commence, se dit-il. »

 



 






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