📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Les gens de Bilbao naissent où ils veulent
- 28 févr.
- 2 min de lecture
De Maria Larrea, aux éditions Livre de Poche, 2022
🔥🔥🔥🔥
C’est véritablement un beau récit que je viens de terminer. Un roman sur les origines d’une famille avec en arrière-plan l’Espagne franquiste et ses arrangements avec la bourgeoisie et l’église. Ce roman a été récompensé de plusieurs prix et c’est tout à fait justifié car au-delà de l’histoire, Maria Lerrea déploie beaucoup de talent pour transmettre les émotions, les sentiments liés à l’héritage du sang, même si celui du cœur est essentiel. Savoir d’où l’on vient, c’est s’inscrire dans une histoire.
Maria sait que ses parents sont des orphelins nés au Pays Basque espagnol. Le hasard et l’amour les ont fait se rencontrer et s’aimer. Désormais, ils vivent en France, à Paris, la mère femme de ménage et le père gardien de théâtre. Malgré une enfance difficile entre précarité, violence et non-dits, Maria semble avoir trouvé un équilibre avec son travail, son mari et ses enfants. Pourtant, un tirage de cartes de tarot va l’entraîner vers Bilbao, vers son histoire familiale.
Ce roman est donc un récit sur la famille et l’identité fort et touchant. Quelle est sa véritable famille, celle du sang ou celle issue des liens qui se sont tissés ? Maria Larrea suit un parcours très personnel, pour répondre à cette question, il faut connaître ce dilemme en ressentir le drame. Et là encore, les réponses seront aussi très contrastées. Enfin, comme dans toutes les familles, il y a des secrets, a-t-on vocation à les mettre à jour. Beaucoup de questions qui interpellent et qui font la puissance de ce récit.
❓ Saviez-vous que ce roman a été multi récompensé ?

𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « On ne se souvient pas du moment de sa naissance. »

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Ma Mère rapportait des images pieuses et de la charcuterie sous vide, mon père, du merchandising de séparatiste. Le Pays basque pour les Basques était son mantra, lui l’immigré qui habitait Paris et buvait du bordeaux dans un restaurant grec tenu par des Egyptiens. Il voulait incruster dans ma cervelle cette fierté de l’appartenance, tu es basque, tu n’es pas espagnole. »
𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Depuis quelque temps, je m’en remettais aux cartes aux cartes, après les avoir découvertes, grâce à Alejandro Jodorowsky. Le cinéaste et auteur de bandes dessinées lisait le tarot chaque mercredi dans un café du douzième arrondissement, le bien nommé Le Téméraire, où nous nous rendions entre deux tournages avec mon amie chef opératrice Louise. »
𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Deux ans plus tard. Quelques jours avant Noël.
Je suis assise sur une chaise pliante devant la librairie Shakespeare and Company, il fait déjà nuit. J’écoute la romancière Jeanette Winterson lire un extrait de son nouveau livre. »



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