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📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Loch noir

il y a 5 heures
2 min de lecture

De Peter May, aux éditions du Rouergue, 2024


🔥🔥🔥🔥

Peter May termine sa trilogie écossaise par un quatrième tome, original, non ! J’avais été enthousiasmé par les trois tomes précédents, ils nous envoyaient avec beaucoup de profondeur, de violence mais aussi d’amour vers ces terres si isolées de l’archipel des Hébrides. Des îles qui conservent depuis si longtemps les traditions, les superstitions et les rancœurs entre les hommes. Avec ce quatrième tome, comme une conclusion définitive, je retrouve ce climat si bien décrit par Peter May, un climat lourd comme le ciel, si souvent, mais sublimé par de magiques éclaircies.

 

Plus de 10 ans après le « Braconnier du lac perdu » Fin Macleod apprend une terrible nouvelle, son fils Fionnlagh est accusé de viol et de meurtre sur une jeune fille. Son corps a été retrouvé au Loch noir sur l’île de Lewis. Avec Marsaili, sa femme, ils reviennent en urgence sur l’archipel des Hébrides. Bien que les preuves accablent leur fils, les parents ne peuvent croire que Fionnlagh est l’assassin. Pour Fin, il va falloir renouer avec son passé de flic pour essayer de dénouer tous les fils de la vérité, et peut-être s’attendre au pire.

 

Loch noir de Peter May est un roman policier mais aussi un roman noir. Il explore avec amertume les secrets, les traumatismes et les erreurs du passé montrant que personne n’est clair avec ce poids. Certains font un déni, d’autres essaient de se faire pardonner, les derniers s’en prévalent. Mais les vérités finissent toujours par avoir des conséquences. Peter May sait nous entrainer dans ces méandres flous et parfois contradictoires. Quand à ce roman, il introduit une dimension écologique en lien avec notre actualité, ce qui en fait aussi un texte engagé sur le fonctionnement de notre société.

 

❓ Connaissez-vous d’autres ?

 


𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « Le soleil est couché depuis un moment. Mais il ne fait pas encore assez nuit pour un meurtre, malgré tout. »

 


𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽  « Au cours de mes nombreuses années sur le continent, je ne sais plus combien de fois j’ai entendu des gens me dire que l’endroit où j’avais grandi se trouvait au milieu de l’univers, le centre de tout. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽  « - Vous voyez cette jolie couleur rose du saumon qu’on achète en supermarché ? Fausse. Comme Donald Trump et son bronzage bidon. Complètement artificielle. Ils ajoutent à la nourriture un pigment qui s’appelle l’astaxanthine, que le saumon sauvage, lui, absorbe en mangeant des crevettes et du krill. Quelquefois, ils utilisent le fermentation d’un micro-organisme pour obtenir le même effet. Sans ça, la chair du saumon d’élevage serait d’un gris peu appétissant, personne n’aurait envie d’en acheter. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽  « Pour Fin, cet endroit évoquait une enfance malheureuse. Des dimanches à se tortiller sur le bois dur des bancs tandis que le pasteur fulminait du haut se sa chaire et que les psaumes chantés a cappella dirigés par la voix tremblotante d’un chef de chœur, évoquaient une incantation tribale qui aurait traversé plusieurs générations de ses ancêtres. Ce souvenir lui hérissait encore le poil. »

 



 






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