📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Marune : Alastor 933
- jmgruissan
- 29 déc. 2025
- 2 min de lecture
De Jack Vance, aux éditions J'ai Lu, 1975
🔥🔥🔥
Deuxième tome de la trilogie Alastor par un de mes auteurs SF fétiche, Jack Vance. Comme à son habitude, Jack invente un monde entier avec ses us et coutumes toujours incroyablement invraisemblables. Mais il en sort une cohérence, quelque chose de plausible dans son récit. Il faut donc s’adapter à cette nouvelle façon d’appréhender cet univers, à sa logique et cela peut prendre une bonne partie de cette lecture. C’est une des forces de l’auteur, une imagination sans limite qui peut perdre les lecteurs. Une fois que l’on aperçoit l’éclaircie, alors on peut dire, Jack Vance est très fort.
« Marune : Alastor 933 » est en premier lieu une quête, celle d’un homme qui a perdu sa mémoire et tente de reconstituer toute sa vie. Celui qui ne se rappelle même plus de son nom est pris en charge dès son arrivée au spatioport de Carfaunge dans la constellation d’Alastor. Après des examens médicaux poussés et une enquête sur son origine, il arrive à savoir qu’il vient de la planète Marune. A partir de ce moment, il a plusieurs objectifs, retourner sur sa planète, découvrir qui il est et surtout pourquoi il s’est retrouvé dans cette situation. Mais son passé est-il en adéquation avec ce qu’il est désormais ?
Avec Jack Vance, c’est surtout la découverte d’une univers totalement exotique qui fait une grande partie du plaisir de la lecture. Il développe aussi des personnages particuliers qui évoluent dans des mondes et des relations complexes. Avec sa perte de mémoire, le héros doit retrouver son identité mais aussi se reconstruire de façon morale. Il a perdu tout ce qui faisait de lui l’homme d’avant. La perte totale de mémoire permet-elle d’acquérir une nouvelle façon de voir le monde ?
❓ Que pensez-vous de l’œuvre de Jack Vance ?

𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « Le Respectable Mergan avait atteint son grade de surintendant du spatioport de Carfaunge surtout parce que ce travail exigeait que l’on supportât une routine inaltérable. Non seulement Mergan tolérait la routine mais il comptait sur elle. »

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Le voyage réjouissait Pardero : les multiples sensations, les incidents, les visions le stupéfiaient. Il n’avait nullement imaginé la variété que montrait l’Amas : les allées et venues, le grand nombre de visages, les robes, les capes, les chapeaux, les ornements et les bijoux ; les couleurs, les lumières, les musiques étranges ; la Babel des langues ; des aperçus tentateurs de filles splendides ; les drames, l’enthousiasme, le pathétique ; les objets, les visages, les sons, les surprises. Se pouvait-il qu’il eût déjà connu tout cela et l’eût oublié ? »
𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Les vrais chemins-des-ténèbres irradiaient d’une chambre sise sur le côté du grand salon ; des passages perforaient tous les murs du château, se recoupant, s’ouvrant sur des ronds-points, montant, descendant, chacun d’eux marqué de bandes coloriées horizontales, chacun d’eux dominant des chambres, des couloirs et des salles, grâce à une quantité de trous de voyeur, de périscopes, de judas et d’agrandisseurs d’images. »



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