📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Noir comme l’enfer
- 8 août
- 3 min de lecture
De Anonyme, aux éditions Sonatine, 2021
🔥🔥🔥
11ème tome des aventures sanglantes du Bourbon Kid. On lit ce livre comme on regarde un très bon film d’action. Pas de prise de tête, il faut se laisser porter par le flux des images, des dialogues complètement décalés, souvent assez gras, et un délire total du scénario. Car au final, on est véritablement au cinéma avec ce livre entre les mains. Il y a des morts, beaucoup de morts, des gars violents, très violents, des filles sans complexes, des personnages secondaires improbables et une histoire dont on perd facilement le fil. Cet écrivain anonyme, pour lequel certains évoquent le nom de Tarantino a une imagination sans limite et le sens de la parodie.
Très difficile d’évoquer le début du roman sans perdre l’éventuel lecteur de ma chronique donc voici la 4ème de couverture, vous m’en direz des nouvelles 😊 « Dans la petite ville de Désespoir, trois jeunes femmes ont été kidnappées. La police arrête un suspect. Surprise : son ADN correspond en tout point à celui de Jack l’Éventreur. Avant d’être interrogé, l’homme disparaît mystérieusement. Une seule personne semble en mesure de le retrouver : le Bourbon Kid, le tueur le plus impitoyable que la terre ait jamais porté. Pendant ce temps, une femme-robot ressemblant trait pour trait à Jasmine, l’ex-prostituée tueuse de démons, commet des vols à main armée dans toute la région. Appelés à la rescousse, les Dead Hunters, vénérable confrérie de chasseurs sanguinaires, entrent dans la danse. Toutes les pistes les conduisent bientôt vers le mystérieux strip-club d’une ville nommée Ténèbres, où plane l’ombre d’un revenant inattendu : Adolf Hitler himself ! »
Que peut-on conclure sur ce livre, un peu hors normes. Premièrement, on ne connait pas l’auteur, et ce n’est pas si mal que ça puisque comme l’affirme Pierre Bayard, dans un de ses essais, la connaissance de l’auteur peut influencer le lecteur, surtout s’il est connu. Deuxièmement, il faut apprécier le caractère complètement fou du livre pendant à peu près 450 pages et sur, désormais, 11 tomes. Donc si vous aimez le gore, le fantastique et un univers déjanté, c’est pour vous.
Les critiques soulignent le caractère complètement hallucinant du récit, souvent comparé à un mélange de films de série B et de romans fantastiques gore.
❓ Avez-vous une idée de l’auteur derrière le Bourbon Kid ?

𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « George Warman défit sa braguette. La jeune femme à qui il venait de remettre deux shillings retroussa sa robe, se pencha en avant et, d’une main, se stabilisa contre le mur. »

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « « Une dernière chose, mais elle est importante. Si je modifie trop le passé, il est possible que le futur en soit altéré au-delà de l’entendement, et que nous nous retrouvions avec ce que l’on appelle un multivers, ce qui serait un véritable désastre. Dans les cas les plus extrêmes, nous pourrions même ne jamais nous rencontrer. »
Hitler haussa les épaules.
« C’est un risque que je suis prêt à prendre. Maintenant, va accomplir ton devoir. Et ne reviens pas avant de nous avoir assuré la victoire. » »
𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Tout ceci semblait bien réel. Einstein se maudit. Il aurait dû se douter que traîner avec Adolf Hitler serait assez mal perçu par les personnes chargées de déterminer son lieu de villégiature dans l’au-delà. »



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