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📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Octobre

  • il y a 7 heures
  • 3 min de lecture

De Soren Sveistrup, aux éditions Livre de Poche, 2018


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[Coup de cœur] En premier lieu, j’ai eu quelques appréhensions à m’attaquer à plus de 700 pages d’un auteur que je ne connaissais pas, j’avais peur d’une certaine lassitude au bout de quelques centaines de pages. Et puis, ce furent les pages de ce polar qui se sont tournées toute seule. Une véritable addiction m’a entrainé dans cette histoire de petits bonhommes fabriqués à partir de marrons et d’allumettes. Un jouet d’enfant qui se transforme rapidement en cauchemar pour la police. Bon je crois que je suis bon pour acquérir le dernier roman de cet auteur danois.

 

Elle, Naia Thulin, ne rêve que de quitter la crim pour rejoindre l’unité spécialisée en cybercriminalité, lui, Mark Hess, est de retour forcé à Copenhague et ne rêve que de retrouver Europol à La Haye. Pourtant les deux flics vont devoir faire face à une affaire particulièrement compliquée. Une femme est retrouvée morte, amputée d’une main, à côté d’elle un petit bonhomme fait de marrons et d’allumettes. Là où l’affaire connait un tournant fou, c’est que la seule empreinte découverte est celle de la fille disparue depuis un an de la ministre des Affaires sociales. Pourtant, le cauchemar ne fait que commencer…

 

Un polar complet à l’atmosphère assez sombre, porté par une science du suspense que maîtrise parfaitement Soren Sveistrup, pour un premier roman. Parallèlement, Il explore les dysfonctionnements dans les administrations sociales ou judiciaires qui conduisent malheureusement à des drames familiaux et des traumatismes pour les enfants. En mettant en scène un couple de flics mal assorti, il ajoute beaucoup de réalisme, malgré quelques soupçons d’invraisemblances parfois, mais c’est pardonné.

 

❓ Etes-vous plutôt polar nordique, américain ou français ?



𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « Les feuilles mortes tombent doucement dans la lumière du soleil, sur la route humide qui coule au milieu de la forêt comme un fleuve à la surface noie et lisse. »

 


𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « A l’endroit où elle avait laissé le sac de voyage, il n’y a plus rien. Pas de bagage, plus de téléphone. La lumière bleuâtre de l’éclairage extérieur brille à travers les vitres et sur les lames grisées de la terrasse en bois exotique, un petit bonhomme en marrons la regarde. Elle n’y comprend rien. Elle se dit que les filles ont dû le fabriquer avec la jeune fille au pair, qu’elle a peut-être posé le sac de voyage et le téléphone autre part, mais en un éclair, elle sait que ce n’est pas vrai. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « C’est le milieu de la nuit, mais Jessie Kvium est encore éveillée. Dehors, le vent secoue les arbres et les buissons, et parfois, on dirait qu’il va emporter la petite maison en bois. L’odeur de ses deux pièces n’est la même qu’en été. Depuis le lit où elle est couchée auprès de sa fille endormie, Jessie peut voir la lumière du séjour à travers une fente sous la porte. Elle ne parvient toujours pas à se rendre compte qu’il y a réellement deux policiers dans la pièce d’à côté pour les protéger. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Liu s’écarte pour lui permettre de voir elle-même les pages du dossier. Et quand Rosa a fini de lire les trois feuillets dactylographiés de l’assistante sociale, elle tremble de tout son corps. Des larmes coulent sur ses joues et elle a envie de vomir. »

 



 






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