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📙 [𝓒𝓱𝓻𝓸𝓷𝓲𝓺𝓾𝒆] Seul le diamant est éternel

  • 25 avr.
  • 2 min de lecture

De Stéphane Jordans, aux éditions Librinova, 2025


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En premier lieu, un grand merci à Stéphane Jordans, qui m’a fait beaucoup plaisir en m’offrant ce roman. Car il s’agit véritablement d’un cadeau, avec ce livre fort en tension et en dénouement. Construit en deux parties, il explore les faces les plus sombres du genre humain depuis la folie, l’endoctrinement, la soif d’argent en passant par la jalousie. Ce livre est extrêmement violent et décrit des situations, régulièrement vécues dans différentes parties du monde, où des enfants très jeunes sont dressés pour devenir des tueurs sans état d’âme. Et pourtant, de retour à la « civilisation » les traumatismes perdurent et le mal s’exprime toujours, mais plus au grand jour.

 

A Anvers, dans les locaux de Bourse du diamant, le cadavre d’un étranger est découvert. Il s’agit d’un haut militaire Narumibien. Que sait-on de la Narumbie ? C’est une île de l’océan atlantique, qui tire ses revenus de l’extraction de diamants. Malheureusement, elle est régulièrement ravagés par des massacres dus aux renversement de pouvoirs. Ces guerres civiles sont le théâtre d’horreurs, de trafics de diamants – les diamant de sang en l’occurrence - de rites anthropophages, et de l’exploitation d’enfants soldats. Pourtant, il existe encore une ONG, au plus près des populations, qui lutte pour sauvegarder un reste d’humanité.

 

Stéphane Jordans nous propose donc un roman très rythmé mais dont le moteur principal est aussi une dénonciation de crimes odieux commis directement et indirectement pour des pierres précieuses. Chaque personnage prend la parole, car chacun est mu comme dans la vie par une part d’ombre, il est dur de trancher entre les bons et les méchants, à part bien-sûr pour un certain psychopathe. C’est la force de ce roman policier, ou finalement les flics ne sont que des personnages secondaires.




𝓓𝒆́𝓫𝓾𝓽 𝓭𝓾 𝓵𝓲𝓿𝓻𝒆 « En ce début d’après-midi de la fin du mois de février, la rue piétonne proche de la gare centrale, truffée de caméras, grouille d’hommes et de femmes en costume sombre et tailleur-pantalon. »



𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Une demi-douzaine de clans tribaux et de factions politiques armées, incontrôlables, se disputent le pouvoir au prix d’horreurs d’un autre âge, indescriptibles, dans le but notamment de contrôler les mines de diamant du nord-est du pays. Certaines organisations humanitaires ont dû quitter les lieux. Les investisseurs industriels étrangers également. L’Europe a supprimé les aides financières. La banque mondiale et le FMI ont suspendu leur assistance. Ancienne colonie américaine, le Narumbie s’est peu à peu abandonné tout entier à la cosmologie ancestrale, avec pour tragiques conséquences le retour en force des sorciers, des meurtres rituels et du cannibalisme. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Un jour on est vivant, et le lendemain…

Seul le diamant est éternel. »

 

𝓔𝔁𝓽𝓻𝓪𝓲𝓽 « Mais celui qu’il préfère avant tout, celui qui fait sa fierté, car extrêmement rare, et qu’il a acquis – si l’on peut dire – à prix d’or, c’est ce gros diamant noir qui vient de l’espace. Son « miraculeux », son « extraterrestre », un vrai don du ciel car il provient du violent impact d’un astéroïde. Il le chérit tendrement. »



 






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